VivaTech sur LinkedIn (3/3)
5 bilans VivaTech analysés + un flop encore trop classique
Bonjour,
Aujourd’hui pour clôturer la série VivaTech, je vous ai sélectionné 5 manières Corpo… mais pas trop ! de publier votre bilan du salon.
Le post bilan après VivaTech, est souvent celui qui reste dans les brouillons sans être publié parce que rattrapé par le quotidien.
Et pourtant, c’est celui qui a la plus longue durée de vie.
Avant de commencer
✍️ Corpo... mais pas trop ! LIVE #1 - VivaTech
J’organise un atelier gratuit de relecture de vos brouillons de posts.
Mardi 23 juin de 12h15 à 13h.
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Le piège du bilan dans les brouillons
Après VivaTech, le silence des leaders est une opportunité pour ceux qui osent prendre la parole.
Oui, tout le monde va donner sa vision sur ces 4 jours.
Oui on a le droit d’être en overdose de bilans VivaTech.
Et je comprends cette impression du “tout a déjà été dit”.
Une cliente Dir Com m’a d’ailleurs posé cette a question avant de publier le sien :
“Y a-t-il vraiment intérêt à rajouter du bruit au bruit en racontant ce que j’ai fait à VivaTech ?”
Ce ne sera pas son post le plus marquant de l’année, mais il a été republié par son contact de VivaTech, lui assurant qu’elle serait attendue et invitée l’année prochaine.
Ce type de post vous permet d’atteindre ces objectifs :
- Remercier les partenaires avec qui vous avez échangé.
- Donner une couleur tech / IA / “moderne” à votre profil ou votre fonction.
Ceux qui vous lisent habituellement liront VivaTech selon votre analyse, votre prisme.
Mais il y a un momentum à respecter : mieux vaut publier votre récap le plus tôt possible. Après, vous serez noyé dans le flux et vos lecteurs seront saturés.
Un mot sur les accroches.
Cette semaine, votre fil va déborder de "VivaTech 2026 : ce que j'en retiens".
C'est le titre par défaut de la semaine, vous allez en lire des dizaines.
C’est descriptif, attendu, et invisible.
Exemple : le post bilan d’Emmanuel Papadacci-Stephanopoli du Village by CA Paris.
Il a publié un post solide : 7 convictions métier après VivaTech, de l’évolution des alliances IA à la bataille mondiale pour les talents tech. Contenu utile, bien structuré, chaque point formulé comme une thèse.
Mais son accroche : “VivaTech 2026 : ce que j’en retiens.”
Une version plus efficace aurait pu être : "7 signaux forts de VivaTech 2026 : ce que ça change pour les scale-ups et leurs partenaires." Même longueur, mais on sait immédiatement à qui ça s'adresse et ce qu'on va y trouver.
Ou "La rapidité à rassurer le client. C'est ce que VivaTech m'a dit de l'assurance."
On part du KPI, pas du déplacement.
La règle : une accroche VivaTech doit filtrer, pas décrire.
Elle dit à qui le post est utile, pas qu'il existe.
❌ Ce qu’il faut éviter
Ouvrir sur l’événement plutôt que sur ce qu’il vous a appris
Remercier en tête de post (les remerciements vont à la fin, jamais en amorce)
Lister ce qu’on a vu sans dire ce qu’on en pense
Publier sans angle métier (”c’était inspirant” ne dit rien sur votre expertise)
Attendre la semaine prochaine pour “bien faire” : le post ne sortira jamais
📝 Mon conseil : Écrivez la dernière phrase de votre post en premier.
C’est souvent votre meilleur accroche.
✅ 5 approches qui ont retenu mon attention
01 • Le bilan de la dirigeante : une conviction qui ancre la stratégie
Christel Heydemann d'Orange transforme son bilan VivaTech en prise de position sur la compétitivité européenne, avec Orange comme acteur clé du passage à l'échelle.
Pourquoi ça marche :
La conviction est posée dès la première ligne et tout le post y revient. Le lien avec Orange arrive au bon moment : la thèse est déjà installée quand elle nomme son entreprise.
La vidéo fait le reste : la dirigeante incarne elle-même le propos en ouverture. Ce n'est pas un montage événement générique, c'est elle qui parle. C'est corpo, mais c'est signé.
À retenir :
Ouvrir sur une conviction, pas sur l’événement (”10 ans de VivaTech” serait un mauvais hook)
Faire le lien avec la stratégie d’entreprise après avoir posé le contexte marché, pas avant
Mettre la dirigeante en amorce vidéo, pas le montage d’images : c’est ce qui fait la différence entre un post de communication et un post de leadership
📝 Mon conseil : Si vous publiez une vidéo bilan, filmez-vous en 30 secondes d’introduction. Imparfaite ou non, c’est plus fort que le montage.
02 • Le contrepied qui pose un point de vue
Sandie Giacobi de My Marketing Xperience ouvre son bilan VivaTech en rejetant ce que tout le monde retient (Jeff Bezos, les robots) pour imposer son propre angle : les usages hors radar.
Pourquoi ça marche :
Elle affirme son positionnement : elle n’est pas là pour couvrir l’événement, elle est là pour filtrer.
La conviction “la tech pour la tech ne suffit plus” arrive en milieu de post comme une conclusion naturelle, pas comme une morale plaquée. Et elle termine sur son propre contenu sans que ça sente le placement.
À retenir :
Ouvrir sur ce qu’on ne retient pas : ça dit autant sur votre expertise que ce que vous retenez
Formuler une conviction courte en milieu de post pour ancrer le propos
Citer une seule conférence, un seul choix assumé, pas une liste
Faites le lien avec votre actualité à la fin, en une phrase, sans sur-vendre.
03 • Le bilan de l’exposant : un manager qui remercie son équipe
Yan Rodriguez du Groupe La Poste résume 3 jours de VivaTech en un post 100% collectif : zéro bilan personnel, des prénoms avec des anecdoctes, et une conviction sur l’IA glissée entre les lignes.
Pourquoi ça marche :
Il ne fait pas une liste de noms plates avec “merci à tous.” Il nomme les gens avec une attention particulière pour chacun (la Corse, l’Occitanie, les fous rires). Le format “remerciements” est souvent le plus creux de LinkedIn, il en fait quelque chose qui vaut la peine d’être lu.
La pique sur l’IA (”les robots n’ont pas encore trouvé comment reproduire ça”) est bien dosée. Elle dit plus sur sa vision du collectif que n’importe quel discours managérial. Et elle transforme un post de remerciements en prise de position.
À retenir :
Remerciez avec un détail humain par personne, pas une liste froide de prénoms.
Glissez une conviction métier dans le bilan (ici : le collectif vs l’IA).
Terminer sur une invitation ouverte plutôt que sur une formule de clôture
💡 Un bilan collectif bien écrit dit autant sur le leadership du manager que sur l’équipe qu’il remercie.
04 • Le photo dump qui documente sans ennuyer
Deborah Orzech, Head of community, transforme son premier VivaTech en en 2025 en 32 slides façon meme. Chaque photo devient une chute, chaque chute dit quelque chose de vrai sur l’événement.
Pourquoi ça marche :
Le format “quand...” crée un rythme addictif : on clique juste pour voir la suivante. Ce n’est pas du contenu à consommer, c’est un jeu.
Et il y a de la substance : des rencontres, des observations concrètes comme les 5 talks marketing en duel, la qualité d’un talk mesurée au nombre de smartphones levés…
L’humour devient le format lui-même.
À retenir :
Choisissez un format visuel fort avant d’écrire (carrousel photo ≠ liste de bullet points).
Construisez chaque slide comme une chute courte.
Mélangez anecdotes légères et observations métier dans la même série : ça évite le post purement récréatif.
05 • Le bilan de terrain ancré métier
Ludovic Ronchaud de Crédit Agricole Assurances part des observations terrain pour aller vers un enjeu métier concret (communication client, gestion de sinistres). C’est un post de veille métier, signé par quelqu’un qui connaît son sujet.
Pourquoi ça marche :
Il structure la visite comme un compte-rendu pro : ce qu’il a vu, ce que ça change dans son métier, ce que ça dit du secteur.
Ce qu’il fait que peu de posts corpo osent : il cite des acteurs concurrents. C’est un geste de confiance intellectuelle rare. Il ne se contente pas de mettre son entreprise en avant : il cartographie le secteur. On lit jusqu’au bout même si on ne travaille pas dans l’assurance.
À retenir :
Partir de l’observation terrain pour aller vers l’enjeu métier, pas l’inverse
Citer 2 à 3 acteurs du secteur pour donner une lecture marché, pas seulement votre entreprise
Nommer un KPI concret pour ancrer la tendance
⚠️ Son accroche aurait pu lui coûter des lecteurs. Ce qui le sauve : il publie parmi les premiers bilans dans le fil, avant que la saturation s'installe. Sur ce type de format, la vitesse de publication est un avantage concurrentiel à part entière. Le contenu solide fait le reste.
❌ Le contre-exemple de cette édition
Périne Jaffrennou, directrice chez Total Energies a reposté le post de la page entreprise avec une simple phrase : “Committed for more diversity in tech and digital !” et six collègues taguées.
On ne comprend pas tout de suite qu’elle a été interviewée et qu’elle fait partie du sujet. Aucun contexte, aucune voix personnelle. On voit une phrase générique et un tag groupé, pas une prise de parole.
Mécaniquement un reposte ne génère presque aucune visibilité. Votre réseau ne voit pas le contenu original, il voit votre partage à vous, sans contexte.
La règle : ne pas reposter. Si votre entreprise publie un post dans lequel vous apparaissez, faites deux choses : commentez le post de la page (ça donne de la portée à l’entreprise) et écrivez votre propre post (ça donne de la portée à vous).
Et maintenant, à vous de jouer
Si vous ne retenez que 3 choses :
Publiez cette semaine, pas la semaine prochaine. Le bilan a une fenêtre courte. Après jeudi, vous serez noyé dans le flux.
Choisissez votre format avant d’écrire. Bilan terrain, liste de convictions, photo dump, vidéo incarnée, contrepied : le format dit autant que le contenu.
Ouvrez sur votre prisme, pas sur l’événement. VivaTech, tout le monde y était. Ce qui est rare, c’est votre analyse.
Vous hésitez sur votre prochain post ? Inscrivez-vous au Bureau des Brouillons mardi 12h et partagez-moi votre brouillon pour une relecture live (un replay sera disponible si le créneau ne vous convient pas).
Merci d’avoir lu jusqu’au bout et d’être présent à chaque édition.
N’hésitez pas à partager en commentaire d’autres posts qui vous ont inspiré sur ce thème et/ou m’envoyer des idées de thème à traiter !
ou partagez cette édition à un collègue concerné :
Si vous souhaitez aller plus loin sur Linkedin, je peux vous aider :
1. En ghostwriting : J’écris chaque mois vos posts LinkedIn ou ceux de vos dirigeants.
2. Avec l’Interview VIP : On pose les bases de votre stratégie ensemble et je vous aide à devenir autonome en vous appuyant sur votre IA interne grâce à un agent personnalisé.
3. En accompagnement d’un programme d’Employee Advocacy : je lance et anime l’accompagnement d’un groupe de collaborateurs.
👉 Prenez rdv pour échanger sur votre besoin.
À la semaine prochaine !












Le contre exemple 😅
J’adore le carrousel avec les 30 points, super stylé !
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